Tulipes : choisir ses variétés et étaler la floraison

On croit connaître la tulipe ; on ignore souvent qu’elle se décline en quinze divisions horticoles aux comportements très différents. Choisir la bonne famille, c’est décider à l’avance de la date, de la hauteur et de la longévité de sa floraison.
Les précoces : ouvrir le bal
Les Kaufmanniana, Greigii et tulipes botaniques fleurissent dès la fin mars, sur des tiges de 15 à 25 cm. Basses, elles résistent au vent et reviennent fidèlement chaque année — ce sont les seules tulipes vraiment pérennes en climat français.
Les Triomphe et Darwin : le cœur de saison
En avril, les Triomphe (40-50 cm) apportent la gamme de coloris la plus large. Les Darwin hybrides, plus hautes et à très grosse fleur, tiennent remarquablement bien en vase et reviennent trois à quatre ans si le sol est drainé.
Les tardives spectaculaires
- Les perroquets, aux pétales frangés et marbrés, dignes d’une nature morte flamande.
- Les fleurs de lis, aux pointes effilées et à la silhouette élancée.
- Les doubles tardives, dites « pivoines », lourdes et opulentes.
- Les viridiflora, striées de vert, qui tiennent près de trois semaines.
Composer une succession
En associant une variété par groupe, on obtient dix semaines de floraison, de mi-mars à fin mai. Plantez par massifs de sept à onze bulbes du même cultivar plutôt qu’en mélange dispersé : l’effet est bien plus lisible.
À retenir
Botaniques pour la pérennité, Triomphe pour la couleur, perroquets et fleurs de lis pour l’allure : la tulipe se choisit par famille avant de se choisir par teinte. Plantez-les tard, de fin octobre à décembre, dans un sol parfaitement drainé.
