Narcisses : plantation d’automne et naturalisation

Le narcisse est le bulbe le plus généreux du jardin : rustique, ignoré des campagnols, toxique pour les rongeurs et capable de se naturaliser en colonies qui grossissent seules pendant vingt ans. Encore faut-il le planter au bon moment et à la bonne profondeur.
Planter tôt, dès septembre
Contrairement aux tulipes, les narcisses réclament une plantation précoce, de septembre à octobre. Ils émettent leurs racines dès l’automne et ont besoin de temps avant les premiers gels. Un narcisse planté en décembre fleurit chétivement, avec une hampe courte.
Trois fois la hauteur du bulbe
La règle est universelle : on enterre le bulbe sous une épaisseur de terre égale à trois fois sa hauteur, soit 12 à 15 cm pour un gros calibre. Trop superficiel, il se divise en caïeux et cesse de fleurir ; trop profond, il tarde à sortir. Pointe vers le haut, plateau racinaire posé sur un lit de sable si votre sol est lourd.
Réussir la naturalisation
Pour un effet de prairie, jetez les bulbes à la volée et plantez-les là où ils tombent : le hasard fait de meilleurs dessins que la main. Choisissez des variétés vigoureuses — Narcissus poeticus, February Gold, Thalia — et surtout, ne tondez pas avant six semaines après la floraison. C’est la règle absolue de la naturalisation.
Les jonquilles parfumées
Les groupes jonquilla et tazetta offrent des fleurs multiples par tige et un parfum puissant. Un peu moins rustiques, ils préfèrent une exposition chaude et un sol qui sèche l’été.
À retenir
Plantation en septembre, profondeur de trois hauteurs de bulbe, sol drainé et feuillage respecté : le narcisse ne demande rien d’autre. Nos mélanges de naturalisation associent variétés précoces et tardives pour huit semaines de floraison continue.