Fertiliser ses bulbes : quand et avec quoi

Beaucoup de jardiniers fertilisent leurs bulbes au mauvais moment, et avec le mauvais produit. Or la nutrition du bulbe obéit à une logique simple : on ne nourrit pas la fleur, on nourrit la reconstitution des réserves qui donnera la fleur de l’an prochain.
Oubliez l’azote
Un engrais riche en azote produit un feuillage exubérant, tendre, sensible au botrytis, et des bulbes mous qui se conservent mal. Ce que le bulbe réclame, c’est de la potasse — qui commande la mise en réserve des sucres — et du phosphore pour l’enracinement. Cherchez une formule du type 5-10-15 ou un engrais dit « spécial bulbes et floraison ».
Le bon calendrier
- À la plantation : un apport de compost mûr ou de corne broyée, jamais de fumier frais au contact du bulbe.
- À la sortie des feuilles : premier apport liquide dilué, à la reprise de végétation.
- Après la floraison : c’est le moment décisif — deux à trois apports espacés de quinze jours, tant que le feuillage reste vert.
- Au jaunissement : on arrête tout, la plante entre en dormance.
Les amendements utiles
La cendre de bois tamisée, riche en potasse, convient parfaitement aux tulipes et narcisses en sol acide — une poignée par mètre carré, pas davantage. Le compost mûr en surfaçage améliore la structure sans risque de brûlure. Pour les lys, un paillage de feuilles mortes remplace avantageusement tout engrais.
En pot, la règle diffère
Le volume de substrat étant limité, un arrosage fertilisant tous les quinze jours pendant toute la période de végétation est indispensable, en particulier pour les amaryllis conduits sur plusieurs années.
À retenir
Peu d’azote, beaucoup de potasse, et surtout un effort de fertilisation concentré après la floraison : c’est à ce moment, et à ce moment seulement, que se prépare la floraison suivante.
