Lys : plantation, tuteurage et entretien

Le lys est le seul bulbe à écailles nues du jardin : il ne possède ni tunique protectrice ni période de dormance sèche complète. Cette particularité commande toute sa culture — et explique les échecs les plus fréquents.
Ne jamais laisser sécher le bulbe
Un bulbe de Lilium dont les écailles sont molles ou ridées a perdu l’essentiel de ses réserves. Plantez-le dès réception, en automne ou à la fin de l’hiver, sans le stocker des semaines à l’air libre. Ses racines sont pérennes : traitez-les avec ménagement.
Tête au soleil, pied à l’ombre
Le vieil adage horticole reste vrai. Le lys fleurit mieux en pleine lumière mais déteste que son bulbe chauffe. Plantez-le entre des vivaces basses ou paillez généreusement le pied. Comptez une profondeur de trois fois la hauteur du bulbe, sauf pour Lilium candidum, à peine recouvert de deux centimètres.
Un sol qui ne retient pas l’eau
La pourriture hivernale du bulbe est l’ennemie numéro un. En terre lourde, plantez sur un lit de gravier ou de sable grossier de cinq centimètres, ou surélevez le massif. Les orientaux et les trompettes apprécient un sol légèrement acide ; les asiatiques sont plus tolérants.
Tuteurer et prolonger
Les orientaux dépassent 1,20 m et portent des fleurs très lourdes : posez un tuteur discret au moment de la plantation, jamais après, pour ne pas transpercer le bulbe. Coupez les fleurs fanées mais gardez la tige feuillée jusqu’à son jaunissement complet.
Surveiller le criocère
Ce petit coléoptère rouge vif dévore le feuillage au printemps. Un ramassage manuel matinal, deux fois par semaine en avril et mai, suffit à protéger une plate-bande.
À retenir
Plantation immédiate, drainage soigné, pied ombragé et tuteur posé d’emblée : le lys récompense ces attentions par des dizaines d’années de floraison, en touffes de plus en plus fournies.